Pelenise
Alofa

La Voix des Atolls

Pelenise Alofa (également connue sous le nom de Maike Pilitati) est une figure incontournable de la justice climatique dans le Pacifique. Son parcours est marqué par l'histoire de ses parents, forcés de quitter Banaba pour Fidji après que l'exploitation minière britannique intensive du phosphate a rendu leur terre inhabitable.

Aujourd'hui installée à Tarawa, la capitale des Kiribati, elle consacre sa vie à éviter que son peuple ne subisse un second déracinement, cette fois causé par la montée des eaux. Chercheuse et activiste, elle incarne un lien vital entre la préservation de l'environnement et la survie culturelle des peuples insulaires.

“ Quand je dis mort, notre peuple ne mourra pas, mais notre culture et notre mode de vie mourront, et cela m'effraie. ”

— Pelenise Alofa

illustration de Pelenise Alofa

Son combat

Pour une culture "hors de l'eau"

L'engagement de Pelenise prend racine dans un traumatisme familial : ses parents ont été déplacés de l'île de Banaba vers les Fidji après que l'extraction coloniale intensive de phosphate a rendu leur terre natale inhabitable.

Aujourd'hui installée à Tarawa, elle fait face à une menace similaire : la montée des eaux qui ronge des atolls s'élevant à peine à trois mètres de hauteur. Sur ces terres étroites, elle témoigne de la pollution des nappes phréatiques et de la salinisation des cultures qui précarisent les familles.

Pour elle, le changement climatique n'est pas une menace lointaine, mais une réalité quotidienne qui pèse lourdement sur les femmes et les filles, responsables de l'eau et de la sécurité alimentaire. Elle refuse que son peuple soit réduit au statut de "réfugié climatique", luttant pour le droit de rester vivre sur la terre de ses ancêtres.

Son impact

Une force collective venue du rivage

À travers la fondation du Kiribati Climate Action Network (KiriCAN), Pelenise Alofa a structuré la première grande coalition d'organisations locales pour le climat aux Kiribati. Elle a transformé la danse et le chant traditionnels en outils de plaidoyer politique, utilisant la culture pour sensibiliser les jeunes et interpeller les décideurs internationaux.

Son héritage réside dans sa capacité à lier les enjeux de genre à la crise écologique. En co-dirigeant des recherches sur les jeunes filles du Pacifique, elle a mis en lumière les barrières spécifiques (éducation, santé, sécurité) que les catastrophes climatiques dressent devant elles.

En plaçant les savoirs locaux au centre des stratégies d'adaptation, elle a redonné aux communautés de base le pouvoir d'agir sur leur propre destin, au lieu d'attendre des solutions venues d'ailleurs.

Actions marquantes

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Pour aller plus loin

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